Pour en finir une bonne fois pour toutes avec la crise
Posté le 7 janvier, 2009 dans Actualité, Humeurs |
J’overdose. Impossible de regarder les titres des journaux ou d’apercevoir un JT sans qu’on nous rabâche la crise, la crise, encore la crise, toujours la crise. STOP !
Il y a eu une sacrée tempête dans les sphères de la finance, et quand les Américains ont éternué, nous nous sommes empressés de nous enrhumer, ici en Europe. Et après ?
Conséquences (chronologiquement) :
- Les banques sont devenues frileuses, et les premières victimes en sont les PMI-PME à qui, pour beaucoup d’entre elles, les crédits ont été réduits ou coupés ; victimes collatérales : les salariés de ces PMI-PME.
- Nicolas Sarkozy, qu’on l’aime ou pas, a eu le bon réflexe : injecter des prêts en échange d’engagements de la part des banques.
- Les banques ont encaissé le cash et ne jouent pas le jeu.
- Prévision à court terme : Nicolas Sarkozy ne devrait pas s’arrêter à mi-chemin - et je pense qu’il ira jusqu’au bout pour rappeler les banques à leurs obligations.
Mais sorti de cela ?
- Le dollar ayant chuté, et le prix du baril avec, le prix du carburant à la pompe est redevenu à peu près ce qu’il était il y a deux ans.
- Les entreprises cherchent à générer du cash et de la trésorerie, donc bazardent leurs stocks, quitte à discounter.
Et quoi d’autre ?
Se retrouver au chômage, de façon quasi imprévisible, ce n’est évidemment pas drôle et je ne le souhaite à personne. Mais à chacun de savoir s’il veut subir ou agir. L’on se trouve globalement face à deux choix :
Soit se résigner, en se disant que l’avenir est noir, que la crise est là et que c’est une fatalité, en bénéficiant des allocations chômage, puis du RMI RSA, et attendre que le couperet de la guillotine tombe.
Soit se dire qu’on DOIT trouver une solution quoi qu’il advienne, parce qu’on a des factures à payer, des enfants à nourrir, et c’est alors le moment de faire le bilan de ses propres compétences et de réfléchir à des moyens de les exploiter.
Ce n’est pas seulement une question financière ou sociale : c’est aussi, et surtout, une question de liberté. Celui qui choisira la solution - qu’au risque de choquer je qualifie de facile - de se laisser prendre en charge par les dispositifs sociaux plutôt que de voir là une opportunité de faire de sa vie quelque chose de plus fort, se condamnera à devenir un esclave - et fera condamner sa famille entière au même sort. Parce qu’on le sait, se laisser abreuver de social, c’est parfois utile à court terme, mais cela devient vite une habitude, un piège inextricable.
Billet écrit en écho à l’un des blogs anti-crise les plus tonifiants que j’ai pu voir, celui de mon ami Marc.
“Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait” (Mark Twain)























4 Commentaires
Jean, laisse-moi être politiquement incorrect (pour une fois): la crise n’a jamais existé! La crise, telle qu’on l’a définie, est la conséquence de la cupidité de certaines personnes (qui ont eu la descence soit de se dénoncer, soit de mettre fin à leurs agissements, parfois au prix de leur vie, ce que je trouve horrible - on en est à 3 suicides). La “financiarisation” de l’économie (dont la titrisation des dettes, je reviendrais sur ce point dans un prochain billet) a eu raison du XX siècle. Ce dont se souviendront nos descendants c’est que le XXI siècle a commencé le 15 septembre 2008, le jour de la mise sous Chapitre 11 de Lehman Brothers.
Le reste de la crise a été fabriquée par les médias (et je suis solidaire de toutes les personnes qui sont au chômage pour lesquelles la crise est réelle). Donc pour terminer la crise est juste la naissance d’une nouvelle économie, certainement moins financière et plus sociale (je le souhaite),et donc un bon nettoyage des écuries d’Augias!
Le blog que j’apprécie relativement à l’économie est celui de Jean-Pierre Chevallier.
Son dernier post : “Confirmation de la reprise” http://www.jpchevallier.com/article-26508598.html
Le travail de Jean-Pierre Chevallier est comme un prolongement de mes travaux passés : réalisation de tableau de bord. Ainsi le plus prestigieux : réalisation d’un tableau de bord informatique pour le suivi économique de la France, cela pour les 400 tops managers de la Banque de France.
Jean-Pierre produit des courbes que mon tableau de bord (j’ai eu pendant 8 mois totale carte blanche pour cette réalisation) aurait “apprécié” d’exposer.
Les chiffres, la réalité brute que l’on refuse, préférant les bavardages de pasteurs à la difficulté du labour, destruction créatrice, qui rénove la société alors foncièrement pastorale.
je crois aussi qu’il faut réellement reprendre sa liberté…d’agir, d’intervenir, d’aimer, de détester.

Par exemple, j’ai décidé de quitter mes banques pour aller à la banque postale (qui n’a pas encore eu le temps de dériver).
Je tombe juste sur ce billet maintenant… je suis entièrement d’accord.
La crise financière a été (trop) largement couverte par les médias ce qui a créé un effet boule de neige.
Les gens même s’ils n’étaient pas impactés par la crise ont eu un sentiment de ‘ça va mal’ à cause des médias et baissent donc leur consommation.
Baisse de la consommation = transfert de la crise à l’économie réelle et donc une amplification de la crise qui n’était que financière à la base.
Bon les raccourcis sont grossiers et rapides mais sans les médias je ne pense pas que la crise serait aussi importante…