Le bonheur dans la vie, c’est d’avoir 2 jobs

Posté le 1 juillet, 2009 dans Business, Développement personnel, Productivité | 1 Commentaire »

Un vieil adage dit que l’argent ne ferait pas le bonheur. Si l’on note que pour beaucoup de personnes qui n’ont pas très bien réussi, cette formule est une forme d’excuse, d’autres exemples cependant nous montrent que l’on peut être très riche et très malheureux. A titre d’exemple, rebondissant sur une actualité récente, j’ai l’intime sentiment que malgré les centaines de millions de dollars qu’il a pu gagner dans sa carrière, Michael Jackson n’a jamais été heureux.

Alors, qu’est-ce que le bonheur ? A chacun sa définition, et je pense qu’il y a autant de notions de bonheur que de personnes vivant sur notre planète, mais je vais tenter de synthétiser ici ma conception du bonheur.

La liberté : faire ce que l’on veut, si on le veut, quand on le veut. On n’y parvient jamais pleinement bien sûr, mais je me sens plus libre que beaucoup de personnes, qui ont des contraintes de tous ordres, voire qui se retrouvent prises dans le piège de la routine.

La découverte : j’aime expérimenter, tester, explorer des horizons nouveaux et variés.

Le combat contre la lassitude : le train-train, l’ennui, je les combats de toutes mes forces.

Avec deux activités que j’exerce en permanence, je crois me rapprocher le mieux possible du bonheur.

Y avez-vous réfléchi ? L’avez-vous expérimenté ?

L’Europe des cocus

Posté le 7 juin, 2009 dans Europe, Politique | Aucun Commentaire »

A l’heure où j’écris ce billet, nous ne connaissons pas précisément l’ampleur du taux d’abstention. Nous pouvons néanmoins parier sur le fait qu’elle sera la grande gagnante de ce scrutin, loin devant l’UMP, le PS et les autres.

L’Europe démocratique, telle que De Gaulle, Monnet et consorts l’avaient voulue, n’existe évidemment plus en 2009. Les électeurs européens avaient, ce jour, le choix entre s’abstenir et donc renoncer à leur droit d’expression civique, ou voter globalement pour des gens qui, de toute façon, ne tiendront jamais compte de leurs volontés, aussi collectives puissent-elles être.

En clair, si j’avais été un adepte de la ligne Maginot, j’aurais voté pour la liste FN. Si j’étais un fervent admirateur des états sur-étatisés, omnipotents, prêts à tout, capables de rien et prônant la sur-règlementation, j’aurais pu, sans aucune possibilité de les discerner, voter pour la liste UMP, la liste PS ou la liste MoDem. Si je n’étais pas ce qu’on appelle un “penseur latéral”, j’aurais pu céder à la tentation de suivre la pensée unique et voter écolo, histoire de me donner bonne conscience. J’aurais encore pu, si j’avais perdu toute raison et toute compréhension de ce qui fait fonctionner le monde des humains, voter pour le Front de Gauche ou pour les nostalgiques de Staline.

Bref, pas grand chose à me mettre sous la dent, au point qu’à mi-journée je faisais savoir dans mon entourage que je n’irais pas voter. Et puis, finalement, je me suis dit que j’allais au moins dire qui je suis, ce que je pense, ce qui me fait avancer. C’est ainsi que j’ai finalement choisi de voter pour la liste Alternative Libérale. Je n’ai pas eu le sentiment de voter utile en faisant ce choix, n’étant pas assez naïf pour penser que ce parti aurait la moindre chance d’avoir un seul siège au Parlement Européen. Tout le monde sait que ce dernier partage ses fauteuils entre la Droite communiste, la Gauche communiste, le Centre communiste, et quelques strapontins pour le FN.

En votant malgré tout pour les idées libérales - ou plutôt libertariennes - qui sont les miennes, j’ai au moins la maigre consolation de n’avoir voté pour aucun parti de notre grand système communiste, et ça, finalement, ça met un peu de baume au coeur. J’ai aussi le sentiment de n’avoir pas dit à nos dinosaures : “OK, faites ce que vous voulez”.

Mais je sais très bien que, quels que soient les résultats de ce soir, je ferai partie des cocus qui ont voté aujourd’hui. Parce que ce vote, qu’on le veuille ou non, était un vote pour rien.

Une nauséabonde odeur de cabale

Posté le 10 mars, 2009 dans Actualité, Humeurs, Web/Tech | 10 Commentaires »

Selon l’AFUL, Dell a été condamnée par le Tribunal Correctionnel de Montpellier à une amende de 50.000 euros pour n’avoir pas détaillé le prix de ses machines d’une part, et celui des logiciels d’autre part (disons les choses plus clairement : le prix de Windows).

Ce qui me surprend dans cette affaire, c’est que l’AFUL, malgré un ton condescendant dans son article, semble se réjouir de cette condamnation.

Il n’y a pourtant pas de quoi se réjouir, sauf à être fier de voir condamné l’un des rares constructeurs d’ordinateurs ayant fait des efforts - certes modestes, mais des efforts quand même - pour promouvoir les OS libres (plus précisément Ubuntu).

Il n’y a pas davantage à se réjouir de voir un tribunal donner raison à des assistés qui préfèrent jouer les victimes d’un méchant constructeur associé au très méchant Microsoft, alors que la plupart des revendeurs de quartier peuvent sans la moindre difficulté remplacer, sur une machine neuve, Vista par l’OS de votre choix (et en déduire le prix sans aucune formalité complexe).

Et surtout il n’y a vraiment pas à se réjouir de voir l’Europe - et plus spécifiquement la France - rattrapées par leurs vieux démons hérités du stalinisme, ou, de plus loin encore, de notre paraît-il formidable Révolution de 1789, et de les voir se sentir obstinément obligée de couper toutes les têtes qui dépassent, ou de vider les portefeuilles qui se remplissent “trop” (entre guillemets parce que la notion en elle-même mériterait un interminable débat).

La liberté de choix, va-t-on nous rétorquer. Pouvoir choisir son OS librement. OK. Mais même si Dell ne propose pas - ce qui reste à vérifier - une alternative d’OS sur ses machines, qui peut me dire la différence fondamentale qui existe entre un portable Dell, un portable Sony, un portable Fujistu-Siemens et un portable Acer ? Les différences, dans les mêmes gammes de produits et de prix, sont pour ainsi dire inexistantes.

Vouloir à tout prix un Dell, quitte ensuite à consacrer une énergie considérable à emmerder Dell, cela peut être du caprice quand il s’agit d’un acte isolé (ce qui cependant, pour des consommateurs adultes réputés responsables, est pour le moins inquiétant).

Seulement voilà, il ne s’agit pas d’un acte isolé, mais d’une authentique propagande, dont les grandes lignes tiennent en quelques phrases : (et entre parenthèses, en italique, mes contre-arguments) :

  • Microsoft est en situation de monopole, c’est une mauvaise chose (si 90% des utilisateurs d’informatique se servent de Windows au quotidien, est-ce parce que ce sont des imbéciles ?)
  • Linux est meilleur que Windows et il est gratuit (si Linux permettait de faire tout ce que Windows permet, cela se saurait et il ne plafonnerait pas à 5% du marché - même si, malgré ce qui est affirmé, toutes les distributions Linux ne sont pas gratuites, voire parfois aussi chères qu’une licence OEM Windows)
  • Les formats de fichiers Windows ne sont pas des standards (mais ils sont cependant compatibles avec 100% des systèmes d’exploitation - ils sont donc des standards de fait)

J’ai toujours milité pour une saine coexistence entre le logiciel commercial et le logiciel libre, seule vision à mes yeux capable de préserver la liberté fondamentale de chaque utilisateur dans ses choix. Aujourd’hui, je vois, de la part du monde du logiciel libre, comme une cabale, et cette forme de complot me déplaît fortement, car elle va précisément à l’encontre des libertés des utilisateurs.

Alors je l’ai déjà dit et je vais le redire :

  • NON, je ne reconnais pas de standards dans les formats de fichiers d’OpenOffice.org, et il est donc inutile de me parler de leur prétendue “portabilité”.
  • NON, vous ne ferez rien de plus avec Linux qu’avec Windows (et en vérité vous en ferez beaucoup moins). Si vraiment vous détestez Windows, achetez un Mac. Là au moins vous aurez un système pleinement opérationnel et très ouvert sur les périphériques.
  • NON, je ne vois aucune forme de défense des libertés dans les actions menées en sous-marin par les acteurs du logiciel libre. J’y vois en vérité tout le contraire.
  • NON, je ne sourirai pas de la condamnation de Dell. Ni de l’attitude de ceux qui achète une machine sous Vista sans vouloir de Vista. Ce genre de puérilité me donnerait même plutôt envie de pleurer de désespoir.

HADOPI : pourquoi je ne participerai pas au black-out des blogueurs

Posté le 26 février, 2009 dans Web/Tech, Weblogs | 2 Commentaires »

Je vous relaie l’information quand même si elle vous intéresse : la Quadrature du Net lance un appel au black-out pour protester contre le projet de loi HADOPI, devant instaurer le principe de riposte graduée pour (théoriquement) enrayer les téléchargements illégaux.

Je pense toutefois que cette opération ne peut être que contre-productive, et je vais me permettre de disserter un peu sur le sujet.

La première raison de ma non-participation réside dans ma réticence naturelle à tout ce qui relève de la “moutonnisation”. L’un lance une opération de communication, et 15.000 blogueurs embraient sans broncher. Non, ce n’est pas ma tasse de thé, merci.

Ensuite, il y a le respect du lecteur. J’imagine l’exaspération des lecteurs de blogs si, du fait d’une vaste propagation de cette opération de black-out, ledit lecteur passait de blog en blog en retrouvant inlassablement les écrans noirs proposés. Un blog vit un peu par son auteur mais beaucoup par ses lecteurs et commentateurs, et ne pas respecter le temps que ces derniers y consacrent n’est pas dans mon éthique.

A la liste de mes arguments s’ajoute le fait que rien ne dit que la majorité politique en place a l’intention d’écouter les voix de personnes qui, au-delà de leur contestation, s’avèrent être en majeure partie des détracteurs systématiques de Nicolas Sarkozy (suivez les blogrolls, et vous comprendrez de quoi je parle).

Plus loin encore, il y a fort à risquer qu’un amalgame - sans doute un peu trop rapide et trop facile - desdits contestataires à une mouvance proche de l’extrême-gauche, vus de l’Elysée ou de Matignon bien sûr, risque d’encourager au contraire la promulgation de ladite loi (le Président n’étant semble-t-il absolument pas décidé à discuter avec les extrêmes).

Qu’on me comprenne bien je ne suis ni pro-Sarkozy ni anti-Sarkozy. Mon absence d’étiquette politique me place en état de réflexion permanente, et non d’allégeance inconditionnelle à qui que ce soit. Et je vais maintenant dire ce que je pense sur la question du “piratage” et du projet de loi HADOPI.

D’abord je pense que les premiers responsables du “piratage” sont les majors. A force de transformer, en l’espace de 20 ans à peine, le produit culturel en produit jetable, la musique (mais aussi le cinéma) ont été dévalorisés. Autrefois les majors investissaient dans des carrières, et avaient pour cela des directeurs artistiques. Ces derniers furent ensuite priés de privilégier la simple distribution de disques produits à l’extérieur par des tiers (producteurs indépendants). Aujourd’hui il n’y a pour ainsi dire plus de directeurs artistiques, ce sont les marketeux qui décident quel partenariat avec quelle boisson pétillante ou avec quelle voiture va permettre de vendre le disque. Reprenez les top 10 des 5 dernières années, vous serez effarés de redécouvrir une quantité d’artistes qui ont alors cartonné… et que vous aviez déjà oubliés. On est ici très loin des carrières à la Stevie Wonder, à la Bee Gees, ou, pour resituer les dégâts dans l’Hexagone, à la Jean-Jacques Goldman.

Les majors ont donc décidé, autant que possible, de conjurer la Loi de Pareto, qui jusqu’alors s’appliquait aussi au show-business (80% des ventes de disques se faisant sur seulement 20% du catalogue).

Loi de Pareto qui s’applique pourtant aussi aux internautes “pirates” : 80% des téléchargements illégaux sont effectués par seulement 20% des personnes qui téléchargent illégalement. Et dans ces 20% il conviendrait de distinguer à peu près 3 catégories d’utilisateurs :

  • Ceux qui en font ensuite du commerce, en revendant des compilations relevant de la contrefaçon : à mes yeux ils doivent être poursuivis et lourdement sanctionnés.
  • Ceux qui téléchargent beaucoup, mais uniquement pour leur utilisation personnelle (et qui n’écouteront même pas la plupart des morceaux téléchargés) : une campagne de sensibilisation serait à mon sens autrement plus efficace qu’une politique de répression.
  • Ceux qui téléchargent occasionnellement : excusez-moi si je digresse, mais ils me donnent le sentiment d’être moins des priorités que, par exemple, les personnes handicapées maintenues en-dessous du seuil de pauvreté, et à qui, à ce jour, aucun signal d’encouragement n’a été envoyé depuis l’Elysée ou depuis Matignon.

Cela ne devrait cependant pas nous aveugler quant au fait que ce n’est pas le téléchargement qui est illégal, mais la mise à disposition d’oeuvres téléchargeables.

Il restera à aborder la question du droit international : regarder sur YouTube une vidéo dont la reproduction n’a pas été autorisée par ses ayants-droits, à qui la faute, sachant de surcroît que les règles en la matière diffèrent entre la France et les Etats-Unis, et qu’avec un peu de chance la personne qui a uploadé la vidéo sur YouTube réside en Russie ou en Australie ?

Je vais terminer sur un conseil, auquel j’adjoins une remarque :

Au nom de la “confiance numérique”, l’on va vous proposer d’installer un mouchard sur votre ordinateur. REFUSEZ, quelle que soit la raison pour laquelle vous ne souhaiterez pas obtempérer. Il est probable qu’en refusant, vous rejoindrez une immense majorité d’autres internautes français qui, eux non plus, ne l’installeront pas, pour des raisons variées, comme par exemple :

  • Ils ont des choses à se reprocher (gros téléchargeurs, voire revendeurs),
  • Ils n’ont rien à se reprocher mais souhaitent préserver leur vie privée,
  • Ils ne sauront même pas qu’il “faut” installer un mouchard.

Ma remarque de la fin, celle que je vous ai annoncée, c’est que 70% des lois françaises ne sont pour ainsi dire jamais appliquées. Et que lorsqu’un désordre survient de par la non-application d’une loi donnée, le pouvoir public, de gauche comme de droite, préfère systématiquement pondre une nouvelle loi que de mettre en oeuvre des dispositifs d’application de la loi déjà promulguée. Ce qui, au final, fait une nouvelle loi qui aura 70% de chances de n’être pour ainsi dire jamais appliquée (et le scénario est très bien parti, dans tous les domaines, pour perdurer jusqu’à la fin des temps…).

Ma conclusion, c’est “pas de panique” : je pense qu’une bonne moitié des dispositions de ce projet de loi (notamment le mouchard et la riposte graduée) ne passeront pas, soit par rejet du Sénat, soit par directive européenne (qui, rappelons-le, a déjà rejeté la riposte graduée précédemment).

Microsoft, Bruxelles, Opera, Google et les autres…

Posté le 25 février, 2009 dans Web/Tech | 1 Commentaire »

Google entre à son tour dans la fronde européenne contre Microsoft, afin que cette dernière (accrochez-vous, ça surprend) retire Internet Explorer de Windows.

Il va donc falloir qu’Apple retire Safari, iTunes et Quick Time de MacOS.

Il va donc falloir retirer toutes les applications “libres” pré-installées dans Ubuntu (parce que, rappelons-le, le problème n’est pas celui du logiciel commercial, mais du choix qu’il faut laisser à l’utilisateur).

Il va donc falloir que Porsche vende ses 911 sans sièges, parce qu’ils sont spécifiques.

Il faudra aussi dorénavant que tout lampadaire soit vendu avec une fixation d’ampoule mixte (douille ET vis), sinon ce sera une atteinte au libre choix de l’utilisateur.

Et l’on va ainsi décliner à l’infini toute l’hypocrisie qui se cache derrière cette manoeuvre des acteurs que la présence de Microsoft dérange.

Mais je vais quand même donner mon avis sur la question.

Depuis que je ne passe plus mes saintes journées à faire du développement web, j’ai appris ignorer to-ta-le-ment les questions de “compatibilité”, de “standards”, etc. Simplement parce qu’à mes yeux il ne suffit pas qu’une poignée d’altermondialistes hargneux décident en petit comité que tel format est un nouveau standard incontournable, pour qu’il le soit. Désolé, mais le statut de standard pour une technologie relève d’un peu plus que de simples incantations.

Alors, tant pis pour vous si les CSS s’affichent mal sous votre IE6.

Tant pis pour la boîte dont le webmaster ne tient pas compte des différentes offres de navigateurs qui existent.

Et tant pis si certains préfèrent perdre un temps précieux à se masturber intellectuellement sur de nouvelles technologies fantaisistes, tout cela pour, rappelons-le, afficher au final du texte, des images et très éventuellement des vidéos.

Un seul Gmail vous manque, et tout est dépeuplé

Posté le 24 février, 2009 dans Web/Tech, Weblogs | 4 Commentaires »

Sans doute aura-t-il fallu cette panne de Gmail, survenue dans la matinée, pour que, au vu du vent de panique ainsi causé, les internautes comprennent certains dangers.

Petit rappel des titres (tous plus catastrophistes les uns que les autres) :

La panne - dont il faut rappeler qu’elle n’a duré que 3 heures et que ce n’était pas la première - est finalement moins impressionnante que la panique qu’elle a causée. Que faut-il en comprendre ?

Je me risque à quelques réflexions sans a priori “pour” ni “contre” :

  1. Dans le cas précis de Gmail, prévoir un accès IMAP (qui, lui, a continué de fonctionner pendant la panne). Et de temps en temps, rapatrier ses archives mail chez soi.
  2. Plus idéalement, rien ne remplace un bon vieil accès POP3. Cela permet d’avoir les historiques chez soi et, en cas de besoin d’envoyer un mail urgemment, d’utiliser par exemple le serveur SMTP de son fournisseur d’accès.
  3. Yahoo! Mail et Hotmail connaissent - ou du moins ont connu - des pannes bien plus longues que celle de Gmail aujourd’hui, sans générer de vent de panique. Pourquoi ?
  4. Une panne de mail est infiniment plus invalidante qu’un bug dans un moteur de recherche. Il est en effet toujours possible d’utiliser un autre moteur en attendant que le bug soit corrigé. Dans le cas d’un mail c’est impossible, du moins en réception.

Au-delà de ces réflexions de comptoir se pose une question. A vrai dire je pensais depuis longtemps la poser sous la forme d’un billet, et la panne “providentielle” de ce jour m’en donne l’occasion :

Que se passerait-il si tout Google tombait ?

Je vous laisse tenter d’imaginer aussi les répercussions sur d’autres services web (Twitter, par exemple), mais aussi et surtout dans la “vraie vie” : dans le social, dans l’économie, dans l’emploi, etc.

N’est-il pas temps de réfléchir à la facilité avec laquelle nous abandonnons toute notre vie numérique (ou presque) à Google ?

Je dois quelques remerciements

Posté le 8 janvier, 2009 dans A propos de ce blog, Humeurs, Weblogs | 1 Commentaire »

Le lancement de La-Machine-A-Ecrire.com a été un succès, et les chiffres d’audience dépassent très largement, après seulement une semaine d’existence, toutes mes espérances. Si je reçois beaucoup de commentaires et de mails de personnes qui apprécient la démarche que j’ai entreprise, je veux quand même livrer ici quelques remerciements à des personnes qui m’ont aidé.

  • Ma famille, qui a cru intelligent de me destiner à une carrière scientifique qui n’était pas pour moi. En contrariant mes envies d’études littéraires, ils m’ont donné la rage de surmonter cet obstacle.
  • Michel, Gérard, Jean-Paul (RIP), Annick, Philippe, Béatrice, Robert, toutes ces personnes du monde de la presse et/ou de l’édition, qui m’ont permis d’affûter mon stylo.
  • Christian Godefroy, dont la méthode Comment écrire une lettre qui vend, que j’ai payée une fortune en 1988, m’a permis non seulement de mettre à profit les techniques du copywriting (et de rembourser 1000 fois mon investissement), mais aussi d’apprendre les secrets d’une bonne communication écrite au sens large du terme.
  • Loïc Le Meur, le premier blogueur que j’ai réellement commencé à lire (comme beaucoup de monde, je présume). Il m’a donné envie de bloguer.
  • Eric Dupin (Presse-Citron), number one des bloggeurs français (et c’est bien mérité), qui m’a fait la surprise de consacrer un billet à mon nouveau blog.
  • Darren Rowse (Problogger), l’un des blogueurs professionnels les plus passionnants de la planète.
  • Chris Garrett, alter ego du précédent, et co-auteur du livre ProBlogger (à découvrir impérativement si vous maîtrisez la langue de Shakespeare).
  • Et tous les amis qui m’ont apporté leur soutien et leurs messages d’encouragement : Marc, Benjamin, Jeff, Maxime, Clément, la liste est nombreuse, et pardon à ceux que j’oublie de citer.

Et merci à tous ceux qui me suivent : ces blogs, c’est pour vous que je les ai faits.

Pour en finir une bonne fois pour toutes avec la crise

Posté le 7 janvier, 2009 dans Actualité, Humeurs | 4 Commentaires »

J’overdose. Impossible de regarder les titres des journaux ou d’apercevoir un JT sans qu’on nous rabâche la crise, la crise, encore la crise, toujours la crise. STOP !

Il y a eu une sacrée tempête dans les sphères de la finance, et quand les Américains ont éternué, nous nous sommes empressés de nous enrhumer, ici en Europe. Et après ?

Conséquences (chronologiquement) :

  1. Les banques sont devenues frileuses, et les premières victimes en sont les PMI-PME à qui, pour beaucoup d’entre elles, les crédits ont été réduits ou coupés ; victimes collatérales : les salariés de ces PMI-PME.
  2. Nicolas Sarkozy, qu’on l’aime ou pas, a eu le bon réflexe : injecter des prêts en échange d’engagements de la part des banques.
  3. Les banques ont encaissé le cash et ne jouent pas le jeu.
  4. Prévision à court terme : Nicolas Sarkozy ne devrait pas s’arrêter à mi-chemin - et je pense qu’il ira jusqu’au bout pour rappeler les banques à leurs obligations.

Mais sorti de cela ?

  • Le dollar ayant chuté, et le prix du baril avec, le prix du carburant à la pompe est redevenu à peu près ce qu’il était il y a deux ans.
  • Les entreprises cherchent à générer du cash et de la trésorerie, donc bazardent leurs stocks, quitte à discounter.

Et quoi d’autre ?

Se retrouver au chômage, de façon quasi imprévisible, ce n’est évidemment pas drôle et je ne le souhaite à personne. Mais à chacun de savoir s’il veut subir ou agir. L’on se trouve globalement face à deux choix :

Soit se résigner, en se disant que l’avenir est noir, que la crise est là et que c’est une fatalité, en bénéficiant des allocations chômage, puis du RMI RSA, et attendre que le couperet de la guillotine tombe.

Soit se dire qu’on DOIT trouver une solution quoi qu’il advienne, parce qu’on a des factures à payer, des enfants à nourrir, et c’est alors le moment de faire le bilan de ses propres compétences et de réfléchir à des moyens de les exploiter.

Ce n’est pas seulement une question financière ou sociale : c’est aussi, et surtout, une question de liberté. Celui qui choisira la solution - qu’au risque de choquer je qualifie de facile - de se laisser prendre en charge par les dispositifs sociaux plutôt que de voir là une opportunité de faire de sa vie quelque chose de plus fort, se condamnera à devenir un esclave - et fera condamner sa famille entière au même sort. Parce qu’on le sait, se laisser abreuver de social, c’est parfois utile à court terme, mais cela devient vite une habitude, un piège inextricable.

Billet écrit en écho à l’un des blogs anti-crise les plus tonifiants que j’ai pu voir, celui de mon ami Marc.

“Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait” (Mark Twain)

Quelle utilisation ferez-vous d’Internet en 2009 ?

Posté le 6 janvier, 2009 dans Humeurs, Web/Tech, Weblogs | 1 Commentaire »

J’ai en ce jour une pensée particulière qui m’a traversé l’esprit. Avec 14 ans d’Internet derrière moi, je crois vraiment que je ne connais pas deux internautes ayant des utilisations similaires du réseau.

Je pense en premier à mon pote Chris. Il fut mon premier contact online, de mémoire c’était début 1995. Et pour autant que je me souviens, je crois ne l’avoir jamais vu utiliser un service web ou envoyer un mail sans que ce soit à vocation lucrative ou promotionnelle. Je ne dis pas que je le crois incapable de faire quelque chose d’utile aux autres, ou au contraire de futile sur le plan de la déconnade, simplement je ne l’ai jamais vu utiliser quelque service que ce soit de façon désintéressée. Même sur Facebook.

Ensuite je pense à Dom. Très vieux pote. On s’est connus en 1975. Alors lui c’est très différent, il ne fait quasiment que du chat par MSN. Ou alors il télécharge des films. Et quasiment rien d’autre.

Puis vient Denis, que j’ai connu en 1969. Le spécialiste du “coucou, content de t’avoir retrouvé”, puis de la disparition quasi-totale pendant une période pouvant varier de 6 mois à 2 ans… (la patience doit être la mère de toutes les vertus, je pense)

Qu’on me préserve de tout cela. Qu’on me protège contre moi-même. Que jamais je ne cède à la tentation de disparaître pendant des mois. Que mon utilisation d’Internet serve à quelque chose, même si c’est infiniment modeste. Et que j’aie la politesse, au hasard d’une retrouvaille, de dire le pourquoi du silence à l’égard d’une personne perdue de vue.

2009 sera l’année de la monétisation des blogs

Posté le 17 décembre, 2008 dans Business, Weblogs | 2 Commentaires »

Comme toujours je peux me tromper, mais je crois sincèrement que la monétisation des blogs, même dans ce pays finalement très conservateur qu’est la France, est entrée dans les moeurs. Je m’en réjouis pour tous ces blogueurs qui font un travail titanesque et qui, sous prétexte qu’ils mettaient un peu de publicité sur leurs blogs, se faisaient “lyncher” voire parfois boycotter par leurs lecteurs.

Je suis donc heureux de remarquer, dans l’air du temps, que le principe “donnant-donnant” refait surface. Il n’aurait d’ailleurs jamais dû s’éloigner, et les médias qui, il y a 10 ans, vendaient du papier au kilomètre en affirmant sans scrupules que rien n’avait à être payant sur Internet, ont joué un rôle tragiquement important dans les comportements parfois un peu naïfs de certains internautes.

Depuis ce temps-là sont passés dans nos vies (réelles comme virtuelles), la baisse du pouvoir d’achat, entraînant l’explosion de sites de bonnes affaires (eBay par exemple), des lois sur la protection du consommateur, une plus grande sécurisation des transactions en ligne, des efforts énormes à tous niveaux pour faire face aux spams, aux phishings et autres formes d’escroqueries, des systèmes de publicités accessibles et simples à mettre en oeuvre (AdSense en peloton de tête), et pour finir, à compter du 1er janvier prochain, la création du statut d’auto-entrepreneur.

Nous sommes donc passés en quelques années seulement, à la faveur d’une conjoncture qui n’a pas donc eu que des effets négatifs, d’un Internet où l’enfant gâté exigeait tout de tous sans aucune contrepartie, à un web plus mûr et plus équilibré, où il est enfin reconnu - ce qui aurait toujours dû l’être - que tout travail, même s’il est agréable et passionnant, mérite salaire.

Concernant plus précisément les blogs, autant que je dise de suite le fond de ma pensée : je ne crois absolument pas au principe du “blog à péage” ou du billet “premium” contre monnaie sonnante et trébuchante.

En revanche, voici ce à quoi je crois, même en France :

- à la rentabilité de la publicité, en prenant garde de ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier (ne pas hésiter à cumuler AdSense avec d’autres formes de rémunérations comme l’affiliation - 1TPE par exemple -, les billets sponsorisés ou publi-rédactionnels - pensez à les libeller explicitement comme tels ! -, ou encore, plus simplement, la vente d’espace publicitaire au CPM).

- au blog qui va servir à renforcer la crédibilité et la réputation de son auteur, lequel vendra ses services à la faveur de cette notoriété.

- aux produits dérivés : délivrer du savoir gratuitement sur un blog, puis proposer en parallèle, sous forme payante, un livre, un programme de formation, etc.

Dans le cas de la publicité, je crois que les internautes ont pris conscience - sans doute pour en avoir fait les frais - que la pérennité d’un blog, le savoir ou l’information qu’ils en reçoivent et la solidité du modèle économique sont liés comme le sont les doigts d’une main.

L’on ne peut que se féliciter de cette évolution des moeurs, preuve que, quoi qu’on en pense, les mentalités commencent enfin à changer (lentement, mais sûrement) dans notre pays jusqu’à alors bien trop “gaulois”.